Compte rendu de la rencontre bi-départementale des EPN2607 (2ème partie – les ateliers)

décembre 4th, 20143:49 @

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ça avance

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Après une matinée bien remplie et un repas partagé, et afin de dynamiser ceux qui, debout depuis l’aube, auraient eu tendance à ressentir l’effet néfaste de la digestion sur l’attention, nous nous sommes séparés en 4 groupes pour les ateliers.

Initialement prévues les deux sessions créatives (chaque participant devait explorer deux thématiques dans l’après midi) n’ont pu avoir lieu, nous avons donc dû nous contenter d’une seule session. En effet, les échanges du matin ayant été riches et abondants, les horaires ont considérablement débordés. Preuve, s’il en est, de l’importance de conserver de telles journées afin d’échanger et débattre entre professionnels de la médiation numérique.

Thématique des ateliers

Les participants avaient le choix entre 4 thématiques (issues des thématiques du futur appel à projets ardéchois), ainsi des sessions de travail étaient proposées autour de :

  • Développement économique
  • Accès à la culture, développement culturel
  • Services publics, et nouveaux services au public
  • Lien social et participation citoyenne.

But des atelierschantier

Même si les sujets sont issus du futur appel à projet 07, l’objectif de ces ateliers n’était pas de commencer à réfléchir à son futur dossier individuel, mais bien d’entamer une réflexion sur des actions communes. En effet, à l’instar de ce qui avait été évoqué le matin, il est regrettable que peu d’actions ne soient organisées conjointement sur différents espaces du réseau. Cet état de fait, constaté jour après jour, est un véritable handicap pour la visibilité du réseau et des actions, et donc pour la reconnaissance et la pérennité des espaces.
Afin que les actions menées puissent se diversifier, être plus visibles et innovantes, chaque groupe devait réfléchir à des actions porteuses qui pourraient être menées et co-construites par différents espaces du réseau. Des actions en réseau permettraient une communication optimisée et une construction partagée, palliant ainsi au manque de disponibilité du temps de travail de chacun pour imaginer des évènements, projets ou missions nouvelles.

Déroulé des ateliers

Après un tour de table destiné à clarifier la thématique et ce que chacun met derrière, chaque groupe devait dans une première phase procéder à un brainstorming. Individuellement les animateurs proposent des idées d’actions à mener conjointement, via un post-it. Les post-it étaient ensuite classées sur trois colonnes selon qu’il s’agissait d’idées à court, moyen ou long terme. Suite à cette phase, les participants votaient sur deux ou trois idées principales. Chacune ensuite devait être étudiée de plus près, en essayant de préciser pour chacune :

  • Y’a -t-il une période propice pour lancer l’action (ex : semaine bleue pour l’expo de Lilo) ?
  • Quels partenariats seraient possibles, intéressants
  • Quel public est particulièrement visé ?
  • Une action événementielle autour de cette action pourrait elle être envisagée (pour le buzz)
  • Quels étapes (décomposer le travail à réaliser)
  • Quels outils nécessaires ?

Le travail de chaque groupe était par la suite présenté en plénière.

Les quelques idées phares

Chaque atelier a tenté de retenir deux ou trois idées phares. Ainsi :Idées

1 – Pour la thématique services publics et nouveaux services au publics

Il est précisé qu’au delà de la question stricte des services publics (notamment en milieu rural) le groupe a défini la thématique comme étant les nouveaux partenariats ou le développement de nouveaux services permettant à des territoire ruraux qui en sont dépourvus de proposer des services à leurs administrés. De même permettre aux personnes éloignés d’avoir accès à des services.
Sont ressortis de cette thématique :

A court terme

lienPtMettre en place un réseau de givebox (voir ici l’explication). Cette opération est très simple à réaliser donc peut être mise en place rapidement. Une communication autour de cette initiative pourrait facilement se mettre en place permettant de promouvoir cette initiative mais aussi et surtout faire connaître les EPN du territoire, et ainsi faire découvrir à tous les services proposés. Cette initiative pourrait être lancée lors de la semaine du développement durable par exemple. Les partenariats facilitateurs restent à définir.

A moyen terme

Suite à un retour d’expérience et un témoignage d’une des participantes à l’atelier où elle nous fait part des difficultés des publics reçus à remplir et formuler les vœux post-Bac, nous orientons la création d’une action autour de ce constat.
Ainsi, nous imaginons pouvoir (grâce à des formations et des partenariats) nous appuyer sur le réseaux des EPN pour proposer des relais sur les territoires accessibles aux élèves, et les accompagner dans leur démarche. Outre le fait, qu’il s’agit d’une démarche en ligne qui peut nécessiter accompagnement, accès et matériel, le témoignage de notre collègue insiste sur le fait que de nombreux élèves souhaiteraient certains cursus qui s’avèrent loin (géographiquement) et que la réalité économique fait que par dépit, les vœux premiers sont laissés de côté. Aussi, nous pourrions valoriser les cursus disponibles en ligne à distance (FOAD). De ce fait, certains EPN pourraient constituer un réseau de co-learning.

ça avance

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Il est nécessaire pour cela de mettre un place un évènementiel avec une communication très large au moment des vœux post-bac. Afin de proposer un service de qualité des partenariats sont à mettre en place, permettant par exemple d’assurer des permanences de professionnels de l’orientation au sein des EPI durant cette période. En outre, un portail sur l’orientation pourrait être créé afin que les animateurs aient une vision globale des choix d’orientation possibles (il en existe certainement déjà, il convient de voir dans quelle mesure la mise en place d’un partenariat nous permettrait d’y accéder).

Enfin, cartographier et valoriser les EPN intégrés dans ce réseau de co-learning permettrait d’en assurer la visibilité. Ce réseau assurerait ainsi aux étudiants de ne pas se sentir seuls et parfois perdus mais bien d’intégrer une dynamique et de faire des échanges de compétences. Les étudiants utilisant les EPN en ce sens seront identifiés et une fiche accessible en ligne permettrait de savoir dans quel cursus ils sont. Nous pourrions ainsi, favoriser les contacts entre étudiants issus de territoires différents et nous appuyer sur le réseau de visio-conférences pour favoriser les échanges.

A long terme

Depuis toujours les EPN accompagnent les demandeurs d’emploi pour créer une adresse mail, un CV, leur espace candidat sur le portail de Pôle Emploi… et depuis toujours, le Pôle Emploi oriente les demandeurs d’emploi vers les EPN, sans qu’aucune rétribution ne soit perçue. A côté de cela certains EPN sont sollicités par des organismes, qui, ayant remporté l’appel d’offres de Pôle Emploi, demandent un prêt de salle à l’EPN, pour accompagner les demandeurs d’emploi dans leur appropriation de la plateforme.
Il nous semble donc intéressant d’envisager de mettre en place une veille et de s’organiser (ce qui administrativement et juridiquement risque d’être quelque peu complexe, d’où le classement de cette idée sur le long terme), afin que le réseau des EPN réponde directement à ces appels d’offres. En effet, les compétences sont là, les équipements présents, le réseau offre en outre un maillage territorial non négligeable (permettant aux demandeurs d’emploi non motorisés d’accéder plus facilement à leur « centre de formation ») reste à identifier les périodes de publication des appels d’offres, les critères de sélections et les zones concernés.

 

2- pour ce qui concerne la thématique développement économique (voir les post-it sur le mur)recherche fnancement

Autour de la mobilité 
Faire un état des lieux des services de transport public – promotion de site co-voiturage. Tout Public lié bassin de vie.

La place de l’EPN

  • relais de communication du site existant, accompagnement dans l’utilisation de plateformes existantes avec mise en place d’ateliers sur des événementiels de types : Semaine de la mobilité, semaine du développement durable.
  • formation et promotion, des autres acteurs locaux et sociaux (CCAS, ASSO , Service mairie, Vie scolaire) autour du déplacement : ateliers à destination de ces publics avec co-construction d’atelier.
  • Déterminer les besoins, et les offres existantes grâce à la cartographie:
  • enquête de déplacement de population via des ateliers de cartographie

  • recensement des offres et lieux existants (aire de parking favorable au co-voiturage)

Les partenaires : les communautés de communes, les associations liées à la mobilité, le transport scolaire (vélo dans la ville….), le service transport des Conseils Généraux

Les besoins : Formation des animateurs à la cartographie, Matériel pour cartographier

opération brainstorming

opération brainstorming

 

FAB LAB mobile.

Objectif : mettre en place un fablab mobile qui pourrait se déplacer dans les EPN (notamment ruraux) pour des actions ponctuelles ou des projets plus longs.

Public : vulgarisation, économie social et solidaire (repair café), Artisanat, indépendant, Collégiens de collèges ruraux

Période propice : Mise en avant sur les semaines de la science et du développement durable

le plus réseaux : La mutualisation des coûts d’investissement. Appui sur un Falab existant (Die ) pour la compétence. Profiter des compétences déjà existantes dans le réseau (Die) et créer une « tête de réseau » maîtrisant cette compétence spécifique. Permettre de développer la compétence locale des animateurs

Préalable: Formation des animateurs,

Frein : L’aspect mobile qui va payer ? Les CG ou les interco

Partenariat : Laod, université , chambre des métiers, CCSTI centre culture scientifique technique et industriel (Cheylard et Valence Cassiopé)

Thématique culture

BiblioLes participants, prenant connaissance de la thématique et des consignes, soulignent unanimement le caractère polysémique et subjectif du mot «Culture». La thématique apparaît non seulement large dans le spectre d’activités qu’elle se propose d’englober mais également sujette à débat dans la
manière dont elle sélectionne, engage et agrège les concepts. Pour faire simple: qu’est-ce que la culture ?
Un certain nombre (une petite dizaine) d’idées sont rapidement posées sur la table. Le processus de sélection d’idée (et par conséquent d’élimination) devient très vite compliqué, voire douloureux. Ce qui entre dans les champs du possible sur un territoire, dans le contexte environnementale d’une
structure EPN, s’écrase fatalement sur la réalité et sur la singularité fonctionnelle des autres. Le groupe relève que cette non homogénéité revient systématiquement se poser en obstacle à une politique de réseau. Il est toutefois rapidement acquis, qu’à défaut de se recouper, les actions
proposées peuvent être «classées» en deux groupes distincts.

  • Le premier est étiqueté «Animation – Évènement» et correspond à un travail de médiation numérique pratique, classique, de terrain, qu’il semble parfaitement possible de mettre en place à court ou moyen terme, de «clipser» sur les modèles actuels d’EPN à la manière d’une extension, d’un plug-in:
    • Concours de Sculptures numériques
    • Création d’évènements divers à dominante culturelle
    • L’EPN en plateforme d’échange culturel (bien qu’aucune forme ne soit avancée sur la forme et les modalités de cet échange.)

=> Les moyens requis tiennent alors en partie de la problématique matérielle mais aussi d’un travail de maillage avec les forces vives d’un territoire. L’idée d’un EPN, maillon numérique d’action territoriale revient plusieurs fois mais également celle d’EPN spécialisé (Fab Labs) maillon numérique d’une action de réseau.

  • Le second tient plus d’une médiation numérique en profondeur, découle d’une vision, d’un projet …se détache du strictement fonctionnel pour embrasser le concept de politique territoriale numérique et culturelle.
    Travail de valorisation par le numérique :

    • d’un patrimoine
    • d’un environnement artistique et culturel local
    • d’une mémoire collective

Cette médiation plus ambitieuse n’offre ses fruits que sur la longueur, l’idée d’une visibilité et d’un retour immédiat de l’action sont exclus, ce qui impose fatalement un support volontaire, inconditionnel (on revient sur la question de la vision) des structures (élus/collectivité/asso) portant

l’EPN. On consent donc que ce type de médiation ne peut être initiée et conduite que par une construction préalable (projet) engageant la structure porteuses de l’Epn, l’animateur et le réseau. Construction réévaluant les objectifs de l’EPN mais également les moyens (technique, humain,
temps, formation) qui lui sont alloués.
Les participants font également remonter que si cette «médiation» se fait sur le long terme, sa structure basée sur la collecte, le prospect, imposent pratiquement d’en avoir une vision à court terme et à moyen terme à laquelle l’idée d’une scénographie du projet vient se rajouter dans un
double objectif de communication (Vers l’extérieur, et vers l’intérieur).

 

Thématique lien social et participation citoyennePuzzle

A venir prochainement